Comment construire une stratégie de contenu à l’ère de l’AI Overview ?

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Ça y est ! Elles sont apparues sans crier gare, pendant l’été, prenant pas mal de SEO de cours. Le AI Overviews sont arrivées officiellement en France le 22 juillet 2026, soit plus d’un an après leur déploiement dans plusieurs pays voisins. En mars 2025, Google les avait notamment lancées en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Belgique ou encore en Suisse.

Depuis, évidemment, les SEO s’interrogent et s’inquiètent de leur impact sur le trafic organique de leurs sites. Et pour cause : on enregistre un impact très net sur le taux de clic. Ahrefs estime ainsi que, pour les requêtes informationnelles étudiées, la présence d’un AI Overview est désormais corrélée à une baisse moyenne de 58 % du CTR de la page positionnée en première position. De son côté, le Pew Research Center a observé que les utilisateurs américains cliquaient sur un résultat classique dans 8 % des visites lorsqu’un résumé IA était présent, contre 15 % lorsqu’il ne l’était pas. Les liens directement cités dans l’AI Overview ne recevaient eux-mêmes un clic que dans environ 1 % des visites étudiées.

Dès lors, comment construire une stratégie de contenu à l’ère de ces AI Overviews ? C’est ce qu’on vous explique dans cet article.

La chute des clics

Aujourd’hui, il n’existe plus un seul SEO ne connaissant pas le fameux “effet crocodile” (ou “effet hippopotame” dans le pire des cas…). Il s’agit du creusement de l’écart entre deux courbes : d’un côté, les impressions, généralement en augmentation, et de l’autre les clics, en stagnation, voire en baisse. 

L’arrivée des AI Overviews renforce mécaniquement ce phénomène. 

Elles fournissent en effet déjà de très bonnes informations aux internautes, et leur lecture suffit à trouver une réponse à sa question. Là où l’internaute devait auparavant consulter un ou plusieurs résultats pour construire sa réponse, Google peut désormais lui en proposer directement une synthèse dans la page de résultats. Pour certaines recherches, la lecture de cette réponse peut suffire : l’utilisateur a obtenu l’information qu’il cherchait sans nécessairement devoir visiter le site qui en est à l’origine.

Les données du Pew Research Center illustrent bien ce changement de comportement. Dans son étude réalisée sur l’activité de navigation de 900 adultes américains en mars 2025, les utilisateurs étaient non seulement moins susceptibles de cliquer lorsqu’un résumé IA apparaissait, mais également plus susceptibles d’interrompre complètement leur navigation après la page de résultats.

Après tout, les AIO ne sont qu’une suite logique pour Google : avant eux existaient déjà les People Also Ask, le Local Pack, Google Shopping ou d’autres fonctionnalités permettant d’obtenir une partie de la réponse directement dans la SERP. Autant de fonctionnalités qui ont, l’une après l’autre, érodé le taux de clic.

Le clic n’est donc plus le KPI “roi”. Cela ne signifie évidemment pas qu’il ne faut plus le monitorer : le trafic organique reste extrêmement important, particulièrement lorsqu’il mène à une conversion. En revanche, juger toute une stratégie SEO sur le seul nombre de clics devient de moins en moins représentatif de la visibilité réelle d’une marque - et vu les baisses, c’est assez déprimant, avouons-le !

On voit donc l’apparition de nouveaux KPI’s, plus représentatifs de l’AI : 

  • Les mentions : ma marque est-elle visible dans les AIO ?
  • Les citations : mon contenu est-il utilisé comme référence par Google ?
  • Le share of voice : quelle visibilité ai-je par rapport à mes concurrents ?
  • La réputation : que pensent les internautes de ma marque ? Plus large, plus flou, ce KPI est plus compliqué à monitorer.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les stratégies de contenu ?

a. Le contenu informationnel pur : stop ou encore ?

Le contenu informationnel est évidemment le plus touché par les AI Overviews. Et c’est parfaitement logique : une requête informationnelle est justement une requête pour laquelle l’utilisateur cherche une réponse. Lorsqu’il tape une question dans Google et qu’un AI Overview lui fournit immédiatement une synthèse satisfaisante, le besoin de consulter un guide, une définition ou un article explicatif diminue.

Sans oublier la possibilité pour les internautes de continuer la conversation dans l’AI Mode : une question initiale peut donc entraîner d’autres questions, comparaisons ou demandes de précisions sans que l’utilisateur clique une seule fois sur votre site - pour peu qu’il y soit présent. Google indique d’ailleurs qu’une requête effectuée dans AI Mode est en moyenne trois fois plus longue qu’une recherche traditionnelle.

Il ne faut toutefois pas considérer AI Mode comme une simple version plus développée de l’AI Overview. Selon une étude d’Ahrefs, seules 13,7 % des citations se retrouvent à la fois dans AI Overview et AI Mode. Pourtant, les réponses produites restent très proches sémantiquement dans environ 90 % des cas : les deux expériences peuvent donc donner une réponse similaire tout en allant chercher leurs informations auprès de sources différentes. 

AI Mode présente également davantage de sources potentielles puisque ses réponses sont généralement plus longues. Cela crée mécaniquement un environnement différent de celui des AI Overviews, et donc une concurrence différente pour être cité.

Entre cela et l’essor des LLMs, on pourrait se demander si créer un guide de 5000 mots sur un sujet en vaut la peine, quand une partie des internautes obtiennent l’information dont ils ont besoin avant même d’arriver sur le site ?

En réalité, le contenu n’est pas mort : il change juste de rôle. 

Là où il servait à attirer le trafic organique, il sert maintenant de source d’information susceptible d’être utilisée dans une réponse générée par Google. Le site devient donc un fournisseur d’informations.

Cela change la façon dont il faut réfléchir au ROI d’un contenu. Un article peut recevoir moins de clics qu’auparavant tout en contribuant à démontrer l’expertise de la marque sur une thématique (EEAT), à renforcer sa présence sémantique autour de certains sujets et, surtout, à lui permettre d’être citée ou mentionnée dans les réponses présentées à l’internaute.

Et cette présence n’est pas inutile simplement parce qu’elle ne génère pas immédiatement une session Analytics. Même sans clic, le nom de la marque peut être vu et associé à une problématique, un produit ou un service précis.

La visibilité ne se limite donc plus au traditionnel : « mon URL est-elle première dans Google ? ». La question devient également : « lorsque Google répond à mon prospect, est-ce que ma marque et mon contenu font partie de la réponse ? »

b. L’ ”essor” du contenu commercial et infomercial

Cette évolution donne encore davantage d’importance aux contenus commerciaux et infomerciaux.

L’idée est simple : plus l’utilisateur se rapproche d’une action concrète, plus il devient difficile de répondre entièrement à son besoin avec une simple synthèse informationnelle comme l’AIO. Comparer précisément des offres, comprendre les différences entre plusieurs produits, consulter des tarifs ou évaluer un prestataire suppose souvent d’accéder aux informations détenues par les entreprises elles-mêmes.

On a effectivement remarqué que les AI Overviews apparaissent moins sur les requêtes commerciales, infomerciales et transactionnelles. Cependant, leur présence continue de grandir sur ce type de requête.

Il faut donc penser le contenu au-delà de l’informationnel pur : le contenu qui accompagne l’internaute lorsqu’il compare, évalue et choisit prend davantage d’importance. Une stratégie éditoriale uniquement composée de grands guides informationnels risque donc d’être beaucoup plus fragile qu’auparavant.

Les principes à respecter pour créer du contenu à l'ère de l'IA

C’est très bien, tout cela, mais comment fait-on concrètement pour créer du contenu à l’ère de l’AIO ? 

Si les bonnes pratiques “classiques” du SEO s’appliquent évidemment toujours, certaines d’entre-elles deviennent plus primordiales, et certaines autres règles viennent s’y ajouter :

1. Créer du contenu unique

  • Ne pas “répéter” simplement ce que les autres disent. Si dix sites reformulent exactement la même information, votre contenu n’apportera pas ou peu de valeur supplémentaire.
  • Apporter de vraies nouvelles informations propres à votre secteur, par contre, change la donne : partage d’études, témoignages, anecdotes… 
  • En bref, avoir quelque chose à apporter.

2. L’exploitation des query fan-out

  • Les query fan-out sont des sous-requêtes que l’AI Overview (et les LLMs en général) réalisent pour décortiquer la requête demandée en lançant plusieurs recherches connexes. Les robots et agents ne cherchent donc pas une seule page répondant parfaitement à la question, mais plutôt différentes sources pour construire la réponse idéale.
  • Le fonctionnement par query fan-out a une autre conséquence : être très bien positionné dans les résultats organiques classiques ne garantit pas d’être cité dans l’AI Overview. Selon les études, le chevauchement entre les citations des AI Overviews et le top 10 organique de Google se situe autour de 38 %, certaines analyses arrivant à environ 54 %. Une première position organique ne garantit donc pas une citation dans l’AIO. Google peut aller chercher ailleurs les différentes informations nécessaires à sa réponse - voire, dans certains cas, générer une réponse sans citation visible.
  • Il est donc important de couvrir tous les sujets d’une thématique, car Google va “piocher” les informations de ces query fan-out un peu partout. Il faut donc penser en thématiques et sous-thématiques plutôt qu’en mots-clés individuels.
  • Concrètement, une recherche très large comme “Visiter Paris” peut se décliner comme ceci :
    • Quelles sont les attractions à voir à Paris ?
    • Où dormir à Paris ?
    • Quelle est la période pour visiter Paris ?
    • Comment se rendre à Paris ?
    • Et ainsi de suite

3. Rendre son contenu lisible pour les bots et les agents

Nous créons notre contenu pour des humains, mais le contenu doit également être correctement compris par les bots et agents qui le lisent.

  • Il convient d’adapter la façon dont on crée son contenu. Cela signifie  : 
    • Éviter les tournures de phrases alambiquées et figures de style (la littéraire que je suis ne le vit pas bien) ;
    • Adopter une structure logique, avec des bullet points,une hiérarchie claire avec des titres, sous-titres etc.
  • L’objectif n’est pas d’écrire comme un robot. Il est de rendre l’information suffisamment explicite pour qu’un humain comme une machine comprenne rapidement de quoi parle la page et où se trouve la réponse recherchée.

4. S’assurer que son contenu soit récupérable par les LLMs

  • Un excellent contenu ne sert à rien à un moteur qui n’est pas capable d’y accéder.
  • Cela signifie restreindre l’utilisation du Javascript, autoriser les bots à accéder au site - j’en parlerai davantage plus loin

5. Travailler son EEAT

  • Cette notion est loin d’être neuve, mais elle revêt une importance supplémentaire à l’ère de l’AI.
  • Démontrer son expertise, son autorité, son expérience et sa fiabilité se traduit concrètement par:
    • la rédaction d’un contenu de qualité ;
    • des partages ou réalisation d’études ;
    • des articles rédigés par des experts identifiés et identifiables ;
    • l’utilisation de sources pour appuyer ses articles ;
    • l’utilisation d’exemples concrets, vécus, humains ;
    • la mention par d’autres entités/des magazines spécialisés, la presse (de qualité)
  • Ce travail contribue également à construire une association claire entre votre marque et les sujets sur lesquels elle est légitime. C’est particulièrement important lorsque deux systèmes peuvent produire des réponses sémantiquement très proches tout en sélectionnant des sources différentes : l’enjeu n’est plus uniquement de positionner une URL précise, mais de faire en sorte que votre marque soit durablement associée à la thématique traitée.
  • En résumé, ne dites pas simplement que vous savez. Montrez-le.

La “Search Everywhere Optimization” : être présent partout

Avec tous ces changements et bonnes pratiques, on en oublie un élément essentiel : une marque ne peut pas exister et être visible grâce à son seul site en 2026. Cela était déjà difficile avant ; les AI Overviews rendent simplement cette dépendance au site seul encore plus risquée.

Comme expliqué précédemment, les AI Overviews subdivisent leurs recherches en sous-recherches, les query fan-out. Les réponses générées peuvent ainsi s’appuyer sur différentes sources du Web. Le Pew Research Center indique d’ailleurs que Wikipédia, YouTube et Reddit figurent parmi les domaines les plus fréquemment cités dans les AI Overviews observés (même si cela a tendance à changer, notamment pour Reddit récemment).

Mais, en fonction des questions, les robots vont également aller chercher des signaux de confiance d’une marque : sur des forums, sur les réseaux sociaux… Votre site web n’est plus la seule source : il n’est qu’un élément parmi d’autres de votre présence en ligne. 

Toutes les expériences IA de Google ne semblent d’ailleurs pas s’appuyer exactement sur les mêmes types de sources. Les analyses disponibles montrent que l’AI Mode tend davantage à citer des contenus longs et fortement sourcés, tandis que les AI Overviews font davantage apparaître des vidéos et des plateformes communautaires. Autrement dit, diversifier les formats et les plateformes ne permet pas seulement de multiplier les points de contact avec l’utilisateur : cela peut aussi multiplier les opportunités d’être utilisé comme source.

Dans un web où le parcours utilisateur se déroule de plus en plus en dehors de vos propres pages, il convient d’utiliser tous les leviers mis à notre disposition. C’est ce qu’on appelle la Search Everywhere Optimization : être présent sur les plateformes réellement utilisées par son audience.

  • Les réseaux sociaux en font naturellement partie… et le choix de ceux-ci est primordial. Choisissez-le(s) en fonction du persona: on capte difficilement un jeune de la Gen Z sur Facebook. Inutile donc d’être “présent partout”. Ils sont une porte d’entrée vers votre marque, vous permettent définir votre ton, votre positionnement et vos valeurs… Ils peuvent également favoriser la génération d’UGC par vos clients et prospects.

  • Les forums répondent aux questions : “Que dit-on de nous ?” et “Qu’est-ce que les gens posent comme questions ? “
    • Reddit est un exemple évident : 
      • En Belgique : r/belgium, r/wallonie, r/belgique…
      • En France : r/france, r/paris, etc. 
      • Et de nombreux sous-reddits par thématique : r/football, r/dogs,...
      • Il existe d’ailleurs des stratégies spécifiques à Reddit
    • Quora, plus anglophone, répond à une logique de questions-réponses et peut se révéler une mine d’or pour les questions posées par des prospects
  • Les sites d’avis jouent également un rôle important : encore une fois, que dit-on de nous ? Que pense-t-on de nous ? Les avis fournissent des informations que vos meilleurs sales n’auront jamais: les mots réellement utilisés par les clients, leurs objections, leurs attentes, les points forts qu’ils perçoivent et les irritants qui reviennent régulièrement.

Pensez toujours à bien répondre aux avis, positifs comme négatifs. Cela ajoute du contexte aux avis, et est pris en compte par Google.

Voici des exemples de sites d’avis connus :

- (Google My Business)

- Trustpilot

- Avis vérifiés

  • Youtube constitue une porte d’entrée supplémentaire. Les internautes consomment toujours plus de vidéos. Avoir une vidéo postée et hébergée sur Youtube vous offre également la possibilité d'apparaître à la fois sur Youtube et dans Google.

  • Présence sur des sites web ou magazines spécialisés proposant des avis, des tests…
    → Chaque mention est un signal de plus, aussi bien pour Google que pour les LLMs, mais également une porte d’entrée supplémentaire pour les internautes.

Il ne s’agit donc plus uniquement de se demander comment faire apparaître son propre site dans Google, mais comment construire une présence cohérente autour d’une même entité sur l’ensemble des espaces consultés par son audience.

Plan d’action concret : créer une stratégie de contenu à l’ère de l’AIO

Voici un plan d’action concret pour construire une stratégie de contenu à l’ère des AI Overviews:

1. La base : connaître votre persona sur le bout des doigts, connaître les “touch points” où il ou elle pourrait rencontrer votre marque.

  • Création de “personas SEO & GEO” résumant leurs requêtes et attentes en quelques phrases ainsi que les questions qu’ils se posent
  • Cette connaissance vous permettra de choisir les réseaux sociaux pertinents
  • Utiliser des outils si nécessaire pour découvrir les questions possibles, par exemple via la Search Console. Une méthode très simple consiste notamment à filtrer les requêtes contenant un « ? » afin d’isoler une partie des questions formulées explicitement par les utilisateurs.
  • Les People Also Ask permettent également de trouver des questions fréquemment posées par les utilisateurs

2. Faire un état des lieux du contenu existant

  • Créer du contenu, c’est bien ! Rafraîchir son contenu, c’est encore mieux ! Avant d’ajouter systématiquement de nouvelles pages, il faut donc réaliser un état des lieux de votre contenu actuel, sous peine de tomber dans la cannibalisation de contenu (concurrence dans Google entre deux contenus identiques de votre site).
  • Le content pruning consiste en l’analyse du contenu existant et de ses éventuels manques. Il permet de gagner du temps par rapport à la création de contenu à partir de zéro.
  • Prenons un article publié il y a plusieurs années. Sa structure est peut-être toujours pertinente, mais certains chiffres sont obsolètes, une réglementation a changé, de nouvelles questions sont apparues ou plusieurs fan-out importantes ne sont pas encore traitées…
  • La fraîcheur est particulièrement importante pour les contenus qui dépendant de l’actualité, et dont les informations peuvent changer régulièrement

3. Recherche et priorisation des sujets

  • Une fois le persona compris et le contenu existant audité, il faut déterminer ce que l’on va réellement produire.
  • Toutes les questions ne se valent pas pour votre entreprise : quels sujets sont prioritaires pour vous ? Travaillez-vous dans un secteur soumis à la saisonnalité ?
  • Cette recherche doit également intégrer la logique des query fan-out décrite plus haut : pour chaque grande thématique, quelles sous-questions sont susceptibles de se poser ? Lesquelles méritez-vous de traiter ? Lesquelles sont déjà correctement couvertes et lesquelles constituent encore un manque ?
  • On passe ainsi progressivement d’une logique de « liste de mots-clés » à une véritable cartographie du sujet.

4. Construire un site LLM et Google friendly pour partir sur de bonnes bases

  • Comme expliqué précédemment, un bon contenu ne vaut rien s’il n’est pas accessible : les robots et agents doivent pouvoir y accéder. 
  • Limiter l’utilisation du JS. Votre contenu doit, idéalement, être lisible en HTML
    • Concernant Google, la documentation officielle explique que Googlebot est capable d’exécuter du JavaScript, mais qu’une page générée côté client nécessite une étape supplémentaire de rendu avant que son contenu final puisse être interprété. Google recommande toujours le rendu côté serveur ou le pré-rendu lorsque cela est pertinent, notamment parce que tous les robots ne sont pas capables d’exécuter JavaScript (notamment ceux d’autres LLMs comme ChatGPT).
  • Autoriser les robots sur votre site dans le robots.txt. Sans cela, ils ne pourront pas le découvrir. Si vous utilisez Cloudflare, vérifiez également que celui-ci ne bloque pas involontairement les robots.
  • Utilisez des données structurées, en particulier en e-commerce : elles sont exploitées par les robots pour mieux comprendre vos pages. Les plus utilisées sont : 
    • Product
    • AggregateRating
    • Organization
    • FAQPag
    • LocalBusiness
    • Article
    • Person (auteurs

Google dispose de documentations spécifiques pour ces différents types de données et recommande de tester leur implémentation.

Il en existe naturellement beaucoup d’autres, dont certains correspondent à des secteurs ou à des types de contenus très spécifiques.

5. Analyse de votre funnel et création de contenus adaptés à chaque étape. 

  • Ce qui change ici, c’est la multiplication des types de contenu, et de leur emplacement. On ne crée plus uniquement des pages destinées au site. Une même stratégie peut impliquer des articles, des comparatifs, des pages produits, des vidéos, des contenus sociaux ou de la documentation.
  • En Awaraness : création de guides, d’explications, etc. On prépare le terrain en montrant que l’on maîtrise son secteur.
    Par exemple : créer des articles tels que “Comment bien choisir ses chaussures de courses”, “Comment reconnaître des chaussures de course de qualité”...
  • En Consideration, on se rapproche progressivement du choix. Création de comparaisons, tableaux, alternatives, etc. permettant à l’utilisateur de mieux comprendre les différentes options.
    Par exemple : créer un tableau comparatif de vos différents modèles de chaussures de course, ou comparaison avec des marques concurrentes…
  • En Decision, le contenu accompagne directement la décision. Création de guides d’achat, détails de produits, démo, prix, etc
    Par exemple : créer un article “Quelle chaussure de course de la marque X me convient le mieux ?”, réaliser des vidéos de démonstration
  • En Post purchase, la relation ne s’arrête pas au moment de l’achat. La création de guides d’utilisation, documentation… permet de continuer à répondre aux besoins du client.
    Par exemple : “exploiter” vos clients existants pour la création d’UGC, création d’un guide d’entretien des chaussures de course X

On ne répétera jamais assez : il faut se rappeler du changement de rôle du contenu informationnel évoqué au début de l’article. Il peut générer moins de trafic direct qu’auparavant tout en restant utile pour installer l’expertise de la marque et fournir des informations susceptibles d’être reprises dans les moteurs. Pour faire court, il booste votre EEAT

L’important est donc de ne plus évaluer tous ces contenus selon le même critère. Un
guide informationnel, un comparatif et une page de prix n’ont pas le même rôle dans le funnel et ne doivent pas nécessairement produire le même type de résultat.

6. Le concept de “Search Everywhere Optimization”

La stratégie doit ensuite sortir du site.

Il s’agit ici de mettre en pratique tout ce qui a été expliqué précédemment : identifier les plateformes pertinentes pour le persona et y développer une présence cohérente.

Le contenu ne doit donc plus être pensé uniquement en termes de pages à publier sur le site, mais également en termes de formats et de points de contact.

Une question peut nécessiter un article. Une autre sera mieux traitée en vidéo. Une information peut être relayée sur un réseau social. Les conversations autour d’un sujet peuvent déjà exister sur Reddit. Les retours clients vivent sur les plateformes d’avis.

Le rôle de la stratégie est de relier ces différents espaces plutôt que de les considérer comme des silos indépendants.

7. Monitoring: mesure et itération des résultats

Enfin, une stratégie n’existe réellement que si l’on est capable d’en mesurer les résultats concrets.

  • Suivi des métriques “habituelles” : trafic, conversions, positions, impressions.Ces métriques sont à compléter par des données liées à la visibilité dans les AIO
  • Analytics permet de créer un canal custom “AI” qui va isoler les sessions venant des services d’’AI identifiables dans les sources de trafic
  • La Search Console a commencé à tester des rapports AI permettant dorénavant d’identifier les urls ayant le plus d’impressions dans l’AI
  • Les Bing webmaster tools va plus loin : son rapport « AI Performance », lancé en preview publique en février 2026, permet notamment de voir le nombre de citations d’un site dans certaines IA de Microsoft, les URL citées et certaines requêtes utilisées pour récupérer ces contenus.
  • Des outils spécialisés, dont Semactic, peuvent également compléter ce suivi avec des métriques telles que les mentions, citations, share of voice pour chaque requête.

Le but n’est pas d’accumuler les dashboards. Il est de comprendre ce qui fonctionne : quels contenus restent capables de générer du trafic ? Lesquels gagnent en visibilité ? Quelles pages sont citées ? Quels sujets nécessitent d’être renforcés ou actualisés ?

Le cas des sites purement informationnels

  • Vous vendez des services de conseil, et une grande partie de votre acquisition dépend justement du contenu informationnel ?La baisse potentielle du trafic organique ne signifie pas qu’il faut abandonner le contenu. Il faut plutôt chercher à créer davantage de raisons de visiter le site directement. Il existe des solutions :
    • Miser sur des outils : proposez des simulateurs, calculateurs, templates,... qui offrent une valeur qu’une simple lecture de synthèse ne remplace pas.
    • Partagez des informations “fraîches” : des éventuels changements législatifs, des évolutions du secteur, nouveautés…
    • Les comparaisons constituent également un format intéressant puisqu’elles dépassent la simple définition d’un sujet pour aider réellement l’utilisateur dans son choix.
    • Essayer de repérer des requêtes plus commerciales : “conseil en…”, “accompagnement…”, “formation en…”
    L’idée est finalement de ne plus considérer le contenu informationnel comme l’unique porte d’entrée possible.

L’IA est (aussi) notre alliée

On pense souvent à l’IA en tant que “contrainte “: Depuis deux ans, une grande partie du discours SEO autour de l’intelligence artificielle se résume à une question : « comment faire pour apparaître dans les réponses IA ? »

C’est évidemment une question importante. Mais l’IA peut aussi devenir une alliée de la stratégie de contenu : pour faciliter certaines tâches, automatiser une partie du travail, aider à créer des outils ou encore améliorer un contenu existant.

La conclusion de tout cela ? Pour construire une stratégie de contenu en 2026 à l’ère des AI Overviews, la qualité du contenu et surtout son exhaustivité sont plus importantes que jamais.  Autre pierre angulaire du contenu à l’ère de l’AI Overview : la connaissance du persona. Savoir à qui parler, quand, comment, fait toute la différence. A cela s’ajoute un changement de mentalité nécessaire, où l’enjeu n’est donc pas uniquement de s’adapter à la nouvelle SERP, mais de construire une stratégie de contenu dans laquelle le site, Google, les moteurs génératifs, les réseaux sociaux, les plateformes communautaires et les autres points de contact ne sont plus traités séparément, mais comme les différentes composantes d’un même écosystème de visibilité. La diversité des formats est également primordiale : on ne crée plus simplement des articles de blog. On construit des témoignages vidéos, des guides comparatifs, des visuels attrayants, des modes d’emploi, des interviews d’experts. 

Carine Pire

Carine est experte senior en SEO & GEO chez Semactic, avec 8 ans d’expérience en stratégie de recherche, dont 3 ans consacrés à l’accompagnement des marques dans leur adaptation aux environnements de recherche pilotés par l’IA et les moteurs génératifs. Après avoir débuté sa carrière au sein d’une grande entreprise internationale, elle a développé une solide compréhension des dynamiques organisationnelles et de marché complexes, avant de se spécialiser en SEO, GEO et visibilité digitale. Chez Semactic, elle accompagne un large éventail de clients - des marques e-commerce en forte croissance aux secteurs hautement réglementés tels que l’assurance, la finance et l’Industrie 4.0 - pour renforcer leur visibilité sur Google, les moteurs de recherche basés sur les LLM et les interfaces de réponse IA.